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Par François Jarraud

LE FAIT DU JOUR

Les régions devant l’incertitude

ÉDITORIAL

L’Etat, l’Ecole et la décentralisation

LE SYSTEME

Agricole : Le Sénat rétablit 150 postes l Lycée : Le défilé de l’Apses l Grippe : Vers une solution pour les personnels à risque ? l Absentéisme enseignant : On ressort les chiffres de juillet dernier l A Sédhiou, les élèves prolongent leurs vacances.

L’ÉLÈVE

Pas de bébé à la consigne l Paris publie un guide contre les discriminations.

LA CLASSE

Radio Clype, à quoi sert une radio scolaire ? l Vous aussi, devenez établissement partenaire du Café pédagogique !

LA RECHERCHE

Culture commune, socle commun

LES DISCIPLINES

Langues : Monter un site Internet avec Sael l E.D.D. : Le trou d’ozone l Le marathon des lettres

Le fait du jour

Les régions devant l’incertitude

Bouclier ou parachute ? Les deux sans doute. Les régions vont au-delà de leurs obligations pour assurer le droit à l’éducation. Président de la région Pays-de-la-Loire, Jacques Auxiette en donne un exemple concernant la formation professionnelle dans cette tribune accordée au Café. Il montre ainsi les difficultés que créerait la réforme des collectivités territoriales qui sous prétexte d’économies déshabillerait aussi l’Ecole.

“Le projet de réforme des collectivités territoriales qui veut briser la marge de manœuvre des Régions, et la suppression de la taxe professionnelle qui va rogner leurs ailes, ne doivent pas être considérés comme un simple débat entre spécialistes de la décentralisation ; il s’agit d’un enjeu républicain dont l’issue aura des répercussions sur la vie quotidienne de chacun et l’avenir de nos jeunes”.

Lisez la tribune de Jacques Auxiette

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L’Etat, l’Ecole et la décentralisation

Adoptée le 1er décembre, la loi sur le Grand Paris a pour objectif officiel la constitution d’un réseau de transport public de voyageurs en Ile-de-France. En réalité l’article 7 donne un large droit de préemption sur les zones traversées par ce réseau à la Société du Grand Paris. Et l’article 8 donne le pouvoir à l’Etat dans cette société.

Retour aux années 1960. Par ce texte, le gouvernement ramène l’Ile-de-France, région pilotée par la gauche, à la situation des années 1960, celles ou R Delouvrier façonnait à sa guise, sous contrôle du Général, l’avenir de la première région française. On prétend que c’est d’un hélicoptère que ce technocrate, de retour d’Algérie, a décidé de l’emplacement des villes nouvelles.

Briser les pouvoirs locaux. La nouvelle loi sur le Grand Paris retire une partie de leurs prérogatives aux collectivités locales franciliennes. Au Conseil régional, elle retire le pilotage du Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme dont un des points essentiels était le développement des transports en commun, et particulièrement d’Arc Express, une rocade ferroviaire en banlieue. La région venait de négocier le schéma avec les autres collectivités territoriales et… l’Etat mais cela n’empêche pas ce dernier de s’en emparer. L’Etat venait de céder à la région le contrôle du STIF, le syndicat des transports franciliens, il récupère le pouvoir d’une autre main. Aux départements, le projet retire l’influence qu’ils pouvaient exercer sur l’avenir des territoires en négociant le Schéma directeur. Quant aux communes, le périmètre passé sous contrôle de la Société du Grand Paris, c’est-à-dire de l’Etat, retire à un grand nombre d’entre elles tout pouvoir sur leur développement futur. La seule façon d’en retrouver un peu serait de négocier avec l’Etat un contrat (article 18). Mais que pèse une commune dans une négociation initiée sous cette pression face à l’Etat ? C’est donc bien une mise à mort du principe de la décentralisation, la gestion des problèmes locaux confiée aux élus des populations concernées, qui a été adoptée par les élus UMP à l’Assemblée nationale.

Au service de quel développement ? Il est vrai que la région francilienne, par son poids, son rayonnement international, ne peut laisser l’Etat indifférent. Mais il est vrai aussi qu’elle souffre de problèmes profonds : déséquilibres sociaux graves, ghettoïsation de ses banlieues, manque criant de logements populaires, transports saturés, voies routières embouteillées. Face à tous ces problèmes, la voie négociée du schéma directeur est forcément moins rapide que la décision autoritaire de l’Etat. Il faut donc juger le projet du Grand Paris au critère de ce qu’il apporte aux franciliens. Il est possible de comparer les deux projets de transports en commun proposés par la région (Arc Express) et par la Société du Grand Paris (le grand huit). Le premier relie les quartiers populaires de banlieue, à forte densité, facilitant les déplacements de banlieue à banlieue de ces populations. Le “grand huit” joint les pôles de développement de la région : aéroports, Défense, nouveaux quartiers de bureaux comme la Plaine Saint-Denis, nouveaux pôles industriels comme Saclay ou Massy Palaiseau, banlieues chic comme Versailles. Ces tracés révèlent deux priorités différentes : l’une est axée sur l’amélioration de la vie quotidienne des banlieusards, le désenclavement des quartiers et la réduction du flux routier. L’autre est au service du développement économique. On pourra par exemple aller trois fois plus vite de Roissy à La Défense. Pour Bertrand Delanoë, maire de Paris, ce texte “ne s’attaque pas aux disparités et inégalités territoriales qui entravent le développement économique de la métropole, il ne répond pas aux urgences quotidiennes des Franciliens en matière de transports. Le véritable dessein du gouvernement, à travers cette loi, est manifestement de « reprendre la main » sur la métropole francilienne, sans aucun engagement financier de l’Etat et en assumant la régression que constitue la remise en cause des acquis historiques de la décentralisation”.

Et pour l’Ecole ? Cette loi qui piétine les pouvoirs des élus franciliens sans offrir aux populations concernées de contre pouvoir, n’est que la première flèche d’un tir contre la décentralisation. Un autre texte concerne directement l’Ecole. Il s’agit du projet de loi sur les collectivité territoriales. Il prévoit de leur retirer la clause de compétence générale qui leur permet de suppléer aux carences de l’Etat, par exemple en achetant du matériel informatique, en subventionnant les manuels et les frais de cantine et de transport des élèves, en finançant des projets pédagogiques. Les députés qui viennent de dépouiller les élus franciliens de la maitrise de leur sol décideront en janvier des pouvoirs des collectivités locales. Dans une tribune accordée au Café, Jacques Auxiette, président de la région Pays de la Loire, montre ce que cette loi entraînerait sur le terrain. Un exemple à méditer…

Le texte de la loi

Communiqué Paris

Lisez la tribune de Jacques Auxiette

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Agricole : Le Sénat rétablit 150 postes

A nouveau cette année, le Sénat pèse pour modifier un budget jugé, même par les élus UMP, insuffisant. Le 1er décembre, le Sénat a adopté le budget de la mission enseignement scolaire mais en y ajoutant un amendement, déposé par Jacques Legendre, président de la commission de la culture et de l’éducation, et Gérard Longuet, rapporteur. Il rétablit 150 postes sur le budget de l’enseignement agricole. 8 millions iront prochainement à l’enseignement agricole privé.

En 2008, le même débat avait eu lieu, sous le regard ironique de la gauche, entre le ministre et les élus UMP pour apporter 51 millions à l’enseignement agricole.

Communiqué

En 2008

Lycée : Le défilé de l’Apses

De 500 à 1 000 enseignants de SES, soit près d’un professeur de SES sur quatre, ont défilé le 2 décembre à Paris. Ils protestaient contre la réforme du lycée. Ils craignent à la fois une perte d’heures et une réorientation de leur enseignement aux dépens de sa dimension sociologique.

Sylvain David dans le Café

Grippe : Vers une solution pour les personnels à risque ?

Suite à l’article paru dans l’Expresso du 2 décembre et grâce au soutien du Se-Unsa, l’enseignante enceinte qui s’était retirée de sa classe où plusieurs élèves avaient déclaré la grippe A, voit son dossier réexaminé. Une solution administrative pourrait être trouvée pour elle et pour tous les enseignants à risque jusque là laissés pour compte par l’administration.

Dans une dépêche AFP, le ministère marque son énervement. “Pour nous c’est illégal. Une vendeuse de grand magasin est tout autant exposée et pourrait aussi user d’un droit de retrait”. A suivre…

L’Expresso du 2 décembre

Dépêche AFP

Absentéisme enseignant : On ressort les chiffres de juillet dernier

La moitié des enseignants du primaire a pris un congé maladie en 2008, générant 2 millions de jours d’arrêt, un taux qui est le double du privé. Ces chiffres sont issus d’un rapport d’audit du ministère qui avait fuit fin juin vers RTL. A l’occasion du débat sur les carences médicales du ministère, Le Monde revient sur ce rapport qui pose également la question des remplacements. Rappelons que Le personnel enseignant du premier degré est composé à 81% de femmes ce qui augmente les possibilités de congé (pour maternité par exemple).

Article du Monde

L’Expresso du 1er juillet

A Sédhiou, les élèves prolongent leurs vacances

Enseignants, parents d’élèves, proviseur même n’y peuvent rien, nous dit l’Agence de presse sénégalaise. Les lycéens de Sédhiou (Sénégal) ont décidé de fixer eux-mêmes leurs congés scolaires d’une bonne semaine. Ils ont accueilli à coup de pierres les enseignants qui prétendaient les faire entrer en classe.

Article APS

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Pas de bébé à la consigne

Le collectif “Pas de bébé à la consigne” mobilise contre le projet de décret relatif aux établissements et services d’accueil des enfants de moins de six ans. Ce texte diminuerait le nombre des professionnels les plus qualifiés (éducateurs de jeunes enfants, auxiliaires de puériculture) travaillant dans les crèches, les haltes-garderies, les jardins d’enfants. Le collectif, qui parle de “braderie des modes d’accueil”, organise le 5 décembre des actions et des rassemblements dans toute la France.

Le collectif

Paris publie un guide contre les discriminations

A l’occasion de la Semaine de lutte contre les discriminations, la Ville de Paris publie un guide destiné aux élèves de troisième des collèges parisiens.

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La classe

Radio Clype, à quoi sert une radio scolaire ?

A quoi peut bien servir une radio scolaire ? Et bien déjà à fonctionner et pour cela à s’inscrire dans des projets pédagogiques d’écoliers, de collégiens et de lycéens. Gwenaële Guillerm, qui pilote Radio Clype depuis 2003, publie chez L’Harmattan un petit livre qui montre la variété et la richesse des projets pédagogiques suscités par ce moyen d’expression. La radio sert aussi bien à travailler l’expression orale des écoliers qu’au raccrochage des lycéens ou à l’écriture d’œuvres.

Gwenaële Guillerm, Vous êtes sur Radio Clype, L’Harmattan, 2009, 146p.

Vous aussi, devenez établissement partenaire du Café pédagogique !

Le Café propose aux établissements de devenir partenaires du Café. Directeurs, chefs d’établissement, en devenant partenaire vous bénéficiez d’une lettre d’information exclusive et de la mise en valeur de vos événements. Documentalistes vous recevrez de nouveaux services pour votre CDI. Découvrez notre nouvelle offre strictement réservée aux établissements d’enseignement.

L’offre établissements

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La recherche

Culture commune, socle commun

A l’occasion de la tenue d’un intéressant colloque sur la question organisé par deux universités lyonnaises, l’IUFM et l’INRP, le Café remet en lumière le débat autour du socle commun, serpent de mer de l’éducation nationale.

Depuis deux ans, les discours ministériels ont soufflé le chaud et le froid sur la question, laissant penser que le “machin” allait s’ensabler dans l’immobilisme des réformes jamais mises en oeuvre. Pourtant, les chiffres inquiétants des 15% d’élèves qui ne “s’en sortent pas” en fin de scolarité obligatoire redonnent vigueur à la voix de ceux qui appellent à des mesures vigoureuses.

Maguy Schneider, Sophie Morlaix, Denis Meuret, Jean-Yves Rocheix, Roger-François Gauthier, Régis Dupré participent à ce colloque international organisé par l’UMR “Education & Politiques” (Lyon II – INRP).

Lisez le dossier spécial du Café

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Les disciplines

Langues : Monter un site Internet avec Sael

Qu’est-ce qu’un site d’accompagnement pour les enseignants de langues ? Comment concevoir, animer et améliorer un tel site ? Qui est impliqué dans ce processus et quelles en sont les principales étapes ? Pourquoi un site d’accompagnement représente-t-il une réelle plus-value pour la communauté enseignante ? Le projet SAEL a abouti à ce guide rassemblant des propositions concrètes pour créer ou actualiser des sites destinés à accompagner le travail des enseignants de langues.

Ce guide se propose de répondre, de manière pratique, à l’ensemble de ces questions. Vous y trouverez des recommandations ainsi que des exemples de sites et de bonnes pratiques pour créer, améliorer et animer un site d’accompagnement adapté à votre contexte national, régional ou institutionnel.

Guide SAEL à télécharger

E.D.D. : Le trou d’ozone

Comment évolue le trou d’ozone dans l’Antarctique ? La Nasa nous offre 30 ans d’évolution. On voit le trou grandir jusqu’à 1990 puis se stabiliser.

Document NASA

Le marathon des lettres

Ecrire peut rendre libre. Du 5 au 13 décembre 2009, Amnesty International lance le Marathon des lettres. Cet événement majeur donne l’occasion aux citoyens d’agir pour d’autres personnes dont les droits fondamentaux sont menacés ou violés et d’attirer l’attention du monde à leur égard.

Dans plus de 120 villes en France, que ce soit via internet ou lors d’événements, les militants d’Amnesty International France (AIF) inciteront le public à dénoncer la situation de 14 personnes en danger mais aussi à leur exprimer leur solidarité. « Avec une simple signature ou un message de soutien, chacun peut contribuer efficacement à la défense des droits de ceux qui en sont privés, explique Geneviève Garrigos, présidente d’AIF. « Les pétitions et les lettres envoyées massivement du monde entier et dans un temps très court aux autorités ont souvent un impact décisif sur la situation des personnes pour lesquelles nous intervenons ».

Lors d’événements publics ou encore sur le chat du site dédié, AIF donnera la parole à ceux qui se battent au quotidien contre les violations de leurs droits ou de leurs proches. Par exemple, le lundi 7 décembre, témoigneront lors d’une journée spéciale : Lamba Soukouna, victime de violences policières en France, Patricia Torres, plaignante d’Atenco au Mexique pour violences sexuelles, Gisèle Ndokayi, fille d’un colonel de RDC torturé et détenu sans jugement et Mohamed Ibni, fils d’un disparu tchadien, Mouhieddine Cherbib, président d’un comité de soutien aux manifestants de Gafsa (Tunisie),

Le marathon des lettres

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le Cafe

Les anciens Expresso ?

Voir L’Expresso précédent

Les archives complètes de L’Expresso

L’Expresso directement sur votre site !

Vous nous l’avez demandé par téléphone, par courriel, par fax : comment afficher sur mon site personnel les informations quotidiennes de L’Expresso ? Le webmestre du Café vous propose deux solutions simples qui nécessitent juste le copier-coller de quelques lignes.

Vous pouvez ainsi faire bénéficier les visiteurs de votre site d’une information quotidienne et leur permettre d’être les premiers informés dans leur établissement.

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