Le programme québécois éclaire certaines finalités de l’enseignement du français : « Développer sa littératie pour entrer en relation avec le monde et la culture ».
Il relativise le vocabulaire de la discipline : « Le complément direct et le complément indirect sont maintenant vus au secondaire » ; « Les constituants de la phrase (sujet-prédicat et complément de phrase) sont maintenant abordés dès la 1re année du primaire » ; « La poésie n’est ni un genre ni une forme » …
Il élargit le corpus : « sensibiliser à la tradition orale et aux textes qui en marquent l’évolution (ex. : mythes, légendes, dictons, chansons, films québécois) » ; « intégration de genres à prédominance numérique (balados et œuvres multimodales) »…
Il livre des prescriptions pédagogiques : « Guidés par l’enseignante ou l’enseignant, qui les incite à faire des retours réflexifs sur leurs apprentissages, les élèves développent leur métacognition, notamment pour augmenter leur efficacité lors de la réalisation de tâches. En faisant régulièrement le point sur leurs démarches, sur les stratégies qui leur sont enseignées ainsi que sur le bagage langagier et culturel qu’ils se constituent, ils apprennent à reconnaître leurs forces et leurs défis dans divers contextes et à conserver des traces des commentaires qu’ils reçoivent au regard de leurs apprentissages. » ; « Ouvert sur le monde et sensible à la place que les outils et les fonctions numériques occupent dans la vie des élèves, l’enseignante ou l’enseignant les aide à développer progressivement leur compétence numérique, et ce, en interrelation avec le développement de leurs compétences en français. »…
A méditer ?
Jean-Michel Le Baut
Présentation et liens sur le site L’école branchée
