Le travail de préparation comprend des questionnements lexicaux menés en classe puzzle à l’aide du portail lexical : « Quels sont mes différents sens? Quelle est ma « réputation » ? Comment est-ce que je me construis ? Avec quels compléments ? Quel point commun entre tous mes sens ? » Des phases d’institutionnalisation amènent à synthétiser les connaissances sur la monosémie et la polysémie. Chaque élève doit aussi produire un écrit métatextuel dans lequel il évoque ce qu’il a souhaité faire, les sens du mot qu’il a sollicités et ceux qu’il pourrait encore convoquer (ou explique pourquoi il choisit de ne pas convoquer certains). Au final, les élèves s’entraînent à lire leur plaidoirie de manière expressive et convaincante, comme des avocat·es avant de se livrer à un concours de plaidoiries.
«Intégrée à la séquence « Se masquer, jouer, déjouer : ruses en action », l‘activité a beaucoup plu aux élèves, souligne Mélanie Genevoix. Elle permet de travailler le lexique, mais aussi les capacités d’argumentation des élèves et leur posture à l’oral. »
« Dans une autre classe, ajoute l’enseignante, nous avons travaillé sur le verbe « pousser », qui fonctionne également très bien car il est aussi polysémique et son sens connoté est péjoratif (pousser quelqu’un). En proposant d’autres mots, l’activité peut également être transposée au cycle 4, notamment en lien avec les nouveaux programmes qui accordent une place importante à la grammaire de l’oral. »
Jean-Michel Le Baut
Mélanie Genevoix : En 6° dans la compagnie des mots
