Le cortège se met progressivement en place dans une ambiance festive mais déterminée. Sur le camion de l’intersyndicale, des lycéens dansent sur La Boulette de Diam’s. À 13 h, deux grandes banderoles prennent la tête du cortège sous les flashs des photographes.
À un rythme assez soutenu, le cortège de 10 000 personnes, selon les syndicats, s’élance vers le boulevard de la Liberté. Les lycées rennais sont représentés parmi les banderoles : Chateaubriand, Descartes, Zola, mais aussi l’université de Rennes et l’école d’agronomie. « La destruction du groupe-classe avec la réforme du lycée provoque une baisse de la cohésion », remarque cette enseignante d’anglais venue avec ses collègues.
Les pancartes sont nombreuses, souvent soignées et créatives. « Fières de nos lycéen·nes ! », peut-on lire sur celle brandie par une enseignante. « Investir dans l’éducation, donner de l’espoir à la jeunesse », affiche une autre. Une chose est sûre : les revendications convergent et pointent les manquements de l’école française.
Pour assurer la sécurité des manifestants, les syndicats et la LDH avaient mis en place un cordon autour du cortège. Arrivée sur les quais de la Vilaine, la tête du cortège change d’itinéraire et tourne à droite. Rapidement stoppé par un canon à eau et des colonnes de gendarmes, le long défilé reprend finalement le tracé annoncé. « Je reviendrai après les vacances », confie Elsa, élève en terminale. « Je n’avais jamais manifesté de ma vie. Je ne comprends pas que personne ne prenne en compte les revendications. » De nombreux parents sont aussi visibles en fin de cortège.
