Retrouvez à cette page 6 conseils lectures pour cette pause automnale. Pour nous soutenir et permettre de poursuivre l’aventure du Café pédagogique, cliquez ici. Merci !
Jennifer Tamas : Barbe bleue, d’hier à aujourd’hui
Connue pour sa relecture des classiques au prisme du féminin, ou son approche décapante de la galanterie ou des contes de fées du XVIIe, Jennifer Tamas, professeure de littérature française de l’Ancien Régime aux Etats-Unis, consacre son dernier ouvrage, Barbe bleue, contre-enquête, à l’une des figures les plus effrayantes des Histoires du temps passé de Perrault. Une plongée étonnante dans un conte des plus énigmatique, fait de violence conjugale et de secrets enfouis, miroir d’une époque qui nous parle aussi de la nôtre. Lire la suite
EMI : comprendre le scrolling pour mieux le maitriser
Comment guérir du scrolling ? Fidèle aux principes de la collection – proposer aux 15-25 ans quelques pistes de réflexion sur un sujet d’actualité, tout en s’interdisant d’être surplombant·e – le dernier numéro de ALT Pourquoi notre cerveau adore scroller ? s’attaque cette fois à la question de l’hyper connexion. Lire la suite
La cour de récréation aussi fait sa rentrée !
Que nous apprend l’histoire de la cour de récréation ? Alors que depuis 24 heures, entre cris, rires, courses et bousculades, les cours d’école reprennent vie, Francis Oudot, co-fondateur de l’ANDEV (association nationale des Directeurs de L’Education des Villes) nous invite dans La traversée de la cour entre 1830 et 2018 à en parcourir l’évolution, de la naissance de l’école communale à aujourd’hui. Et c’est passionnant. Au carrefour d’enjeux pédagogiques, sociaux, idéologiques, politiques, la « cour de récré », loin d’être un espace marginal, a en effet beaucoup à raconter de l’histoire de l’institution scolaire, et du rôle que chaque époque lui a assigné. Francis Oudot répond aux questions du Café pédagogique. Lire la suite
Pour une culture scolaire de la curiosité
On ne le sait que trop : l’attention est devenue un marché, que porte une technologie, celle des plateformes numériques. Et des collègues le déplorent : l’attention semble devenue parfois en classe une denrée rare. A ce double problème, la « solution » officielle, illusoire, a été (une fois de plus) le mépris et la répression de la jeunesse : l’interdiction des smartphones dans les établissements scolaires. Et si notre réponse à la crise de l’attention devenait réellement pédagogique ? Après avoir appelé à « une écologie de l’attention », Yves Citton, enseignant-chercheur en littérature et média, nous livre de fortes invitations à « cultiver la curiosité », en particulier « à l’ère de la délégation algorithmique ». Et ce, enfin, jusque dans l’Ecole ? Lire la suite
Quoi de neuf ? Dominique Bucheton
Les Presses Universitaires de la Méditerranée publient un riche et dense ouvrage de didactique du français : Du faire parler, écrire et penser les élèves à l’agir éducatif. Il s’inscrit dans la continuité et le compagnonnage des éclairages de Dominique Bucheton, en particulier sur les gestes professionnels d’enseignement et d’apprentissage. Désormais canoniques, ses analyses se trouvent ici illustrées, développées, prolongées, retravaillées, revitalisées. Lire la suite
Pour une approche culturelle de l’Intelligence Artificielle
Quoi ? L’Intelligence Artificielle ne commence pas avec ChatGPT ? ne se réduit pas à des algorithmes incompréhensibles ? constitue une création de l’intelligence humaine et non une puissance démiurgique ? … Sans doute est-il enfin temps de considérer l’IA comme une évolution, technique et culturelle, plutôt que comme une révolution, anthropologique et cataclysmique. C’est ce que nous rappelle un ouvrage collectif publié aux éditions CNRS sous la direction d’Alexandre Gefen : Histoire culturelle de l’IA. Il sera fort utile au monde éducatif. Car « replacer l’IA dans une continuité historique », c’est aider (les élèves ?) à dépasser la fascination et aider (les enseignant·es ?) à surmonter la panique. C’est prendre la mesure des transformations qui se jouent, aujourd’hui comme hier, dans la construction, la transmission, l’appropriation des savoirs. C’est choisir résolument une approche pluridisciplinaire (que l’Ecole sur bien des sujets aurait tout intérêt à déployer) tant « l’idée de l’intelligence détachable de l’humain (…) s’est élaborée simultanément dans la philosophie, les arts, les techniques, les sciences et les fictions. » C’est comprendre que l’IA a un passé, mouvementé, et donc un avenir, modelable. Lire la suite
