En EMI, un travail sur la « manicule » lance par exemple « une réflexion sur la manière dont les signes graphiques guident la navigation dans l’information et orientent la réception du message ». Le dossier éclaire aussi des enjeux et pratiques méconnues comme les recherches d’Eugénie Bidaut et de Bye Bye Binarymène « sur le dessin de caractères en tant qu’outil de démasculinisation et de débinarisation de la langue française ». Il n’oublie pas les recommandations aux enseignant·es pour garantir l’accès de tous les élèves aux textes : « éviter les distracteurs », « favoriser le repérage spatial », améliorer la lisibilité par le choix de polices sans empattement, comme Verdana ou Arial, de taille 14 à 16 pour une impression papier, avec des interlignes de 1,5 à 2, des marges augmentées …
Alors même que le design de nos pages et de nos interfaces devient pour les élèves un élément essentiel d’attraction ou d’exclusion, le dossier peut aider à dépasser les cloisonnements disciplinaires, à considérer le texte comme « un objet esthétique complexe où la forme matérielle participe pleinement à la construction du sens », à favoriser une école plus inclusive. Passionnant et indispensable.
Jean-Michel Le Baut
Lettre EduNum n°27 Novembre 2025
