Dans un communiqué, la rue de Grenelle promet aux lycéens :
- une carte d’identité de chaque formation : elle permet de vérifier de manière aisée les informations essentielles : statut de l’établissement, caractère sélectif ou non de la formation, nombre de places disponibles, détention ou non du label ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, éligibilité aux bourses sur critères sociaux ;
- une information transparente sur les critères et les possibilités d’accès aux formations : des informations enrichies (en particulier dans les rapports d’examen des vœux 2025) sont mises à disposition des élèves et des familles pour connaître le taux d’accès global par type de baccalauréat pour chaque formation, pour apprécier les possibilités d’admission dans les formations grâce au simulateur personnalisable de Parcoursup ;
- des informations sur les conditions d’insertion et d’embauche.
« Parcoursup », du nom de sa plateforme est devenue la bête noire de générations de bachelières et bacheliers, comme de leurs familles. Il est le nom du système numérique algorithmique de sélection et d’orientation des élèves et étudiant·es qui a succédé à la plateforme APB. La réforme Parcoursup de 2018, en lien avec le bac Blanquer, apporte un changement radical dans la politique éducative en France : le baccalauréat n’est plus un sésame pour entrer à l’université mais conditionne désormais l’entrée dans l’enseignement supérieur. Cette réforme inaugure un cycle de réforme du système éducatif dans le secondaire comme dans le supérieur (sélection master) qui approfondit la sélection sociale et les inégalités du système dans un contexte de massification de l’enseignement supérieur. Dans leur ouvrage « Contester Parcoursup », deux chercheuses décrivent les effets de Parcoursup, mais également de la sélection en master et de la réforme de l’accès aux études de santé, sur les familles et les usagers. Lire la suite
« Il y a urgence d’en finir avec Parcoursup et enfin d’investir dans l’enseignement supérieur » pour Sophie Vénétitay, la secrétaire générale du SNES-FSU. Si la journée du jeudi 13 mars était le jour de clôture de la première phase de formulation des vœux des lycéennes et lycéens sur Parcoursup, elle a aussi été marquée par une mobilisation étudiante contre les coupes budgétaires entrainant « des suppressions de places à l’université, de filières et un renforcement de la sélection ». La sélection dans les universités et la pénurie organisée dans le service public avec son lot de stress et de pression creuse les inégalités tout en faisant émerger un marché lucratif dans le secteur privé. Lire la suite
