
Une vague de blocages de lycées agite l’Île-de-France, en particulier la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne comme à Aubervilliers, Saint-Ouen, Saint-Denis. Une trentaine d’interpellations ont eu lieu depuis le début de la semaine, dans un mouvement que les autorités académiques jugent croissant. Que se passe-t-il dans des lycées d’Ile-de-France ?
Des revendications multiples
« Le mouvement est plutôt en train de prendre de l’ampleur » a déclaré le rectorat de l’académie de Créteil à l’AFP, « une grosse dizaine » de lycées ont fait l’objet, vendredi, de nouveaux blocus, en particulier en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne. Le rectorat précise également que « les revendications exprimées apparaissent, à ce stade, encore très variables selon les établissements ».
Un lycéen de 17 ans en terminale a présenté à l’AFP les raisons de la mobilisation : « le surnombre, la surcharge des classes, la chaleur (…) la pression de Parcoursup et beaucoup d’incidents entre élèves et profs, pour lesquels il n’y a jamais de suite ».
Tensions à Saint-Denis
Des tirs de mortiers ont retenti au lycée Bartholdi de Saint-Denis, selon les informations de FranceInfo, des lycéens se sont également mobilisés au lycée Paul-Éluard. Le maire de la commune, Bally Bagayoko (LFI) a réagi sur X : « J’ai suivi avec attention la mobilisation au lycée Bartholdi. Nos jeunes doivent pouvoir exprimer leurs revendications en toute sécurité. Je ne me satisfais pas d’apprendre qu’un agent municipal sur place portait un LBD. »
Réponse du ministère
Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, a écrit sur X jeudi soir : « Les difficultés scolaires doivent être entendues et traitées (…) mais instrumentaliser politiquement la jeunesse et empêcher les élèves d’apprendre ne résout aucune de ces difficultés ».
Djéhanne Gani

