À Créteil, tous les TZR en attente sont envoyés dans les lycées « rouges » pour y faire du soutien, quelle que soit leur discipline. L’académie est ainsi privée de remplaçants pour les semaines à venir : en SES, des TZR non affectés, dont certains étaient prépositionnés sur des congés maternité, ne seront pas disponibles.
À Bordeaux, où il faut couvrir l’équivalent de 70 ETP, le rectorat propose d’utiliser les TZR dans une discipline « connexe » (maths pour techno, par exemple) avec l’accord du collègue et la validation de l’IPR, et, en cas de refus, de les affecter à du soutien dans une autre discipline que la leur, ce que toutes les organisations syndicales ont dénoncé.
À Orléans-Tours, le rectorat a voulu prendre quelques jours après la commande du ministère et prévoit de recourir au Pacte pour des remplacements plus longs que ce que prévoient les textes, au-delà de 15 jours. Dans les trois cas, le remplacement poste pour poste annoncé n’est pas assuré.
Le ministre Edouard Geffray, annonçait pourtant le 8 octobre dernier au Journal télévisé de TF1 devant des millions de personnes : « Il y a 114 lycées qui sont rouges et 400 qui sont orange. Dans ces lycées, nous allons déployer des enseignants à partir de demain. Nous avons 3000 professeurs qui ne sont pas devant des élèves, ils aimeraient l’être. Jusqu’à présent nous avions du mal à les affecter ».
Djéhanne Gani
