RTL détaille : « Si tu étais un homme, je te couperais la tête », déclare-t-il. Le juge insiste sur ses paroles : « Vous réalisez la peur que vous provoquez, l’exemple que vous donnez à vos trois enfants ? », le questionne-t-il. « Je me suis peut-être un peu énervé », répond le père.
L’affaire a été prise au sérieux du côté du ministère. Édouard Geffray écrit : « une professeure a été menacée de manière inadmissible. Je lui apporte tout mon soutien, ainsi qu’à ses collègues, aux élèves et à leurs familles. Les faits rapportés sont d’une extrême gravité. Une plainte a été déposée et la protection fonctionnelle lui a été accordée. En parallèle de l’action judiciaire en cours, cette situation donnera lieu à l’une des premières applications du décret publié cet été pour protéger les personnels face aux menaces et aux violences de parents d’élèves. Aucun professeur ne doit avoir peur d’exercer son métier. S’en prendre à l’un d’entre eux, c’est s’en prendre à l’institution tout entière ».
Ce décret publié fin juillet 2026 a pour objet « de permettre aux directeurs d’école et chefs d’établissement d’apporter une réponse à des faits ou actes faisant peser un risque caractérisé sur la sécurité ou la santé d’un membre de la communauté éducative ou compromettant gravement le déroulement des activités d’enseignement ou le fonctionnement normal de l’école ou de l’établissement, résultant du comportement d’un membre de la famille d’un élève lié à la scolarité de ce dernier ».
La mesure peut être déclenchée lorsqu’un proche d’un élève menace la sécurité ou la santé d’un membre de la communauté éducative. Elle s’applique aussi lorsque son comportement perturbe gravement le fonctionnement de l’établissement.
Dans le premier degré, le directeur d’école peut saisir le directeur académique. Après un dialogue avec les parents, l’élève peut être inscrit dans une autre école.
Au collège et au lycée, le Dasen peut également décider d’une nouvelle affectation. Pendant la procédure, l’accès à l’établissement peut être suspendu à l’élève ou au membre de sa famille concerné, pour cinq jours au maximum. L’élève transféré doit bénéficier d’un accompagnement pédagogique, éducatif et social renforcé jusqu’à la fin de l’année scolaire.
