Au fil des articles, on pourra butiner bien des idées de pratiques : un « chœur de propositions » à partir de Ronsard et façon The Voice ; un « biathlon grammatical » ; l’écriture d’un portrait à la manière de Victor Hugo pour travailler les relatives ; des comparaisons de textes littéraires et de leur version en langage ordinaire pour « aller vers une grammaire interprétative » ; le protocole LexiCOmut ; des comptes rendus de lecture de pièces classiques par des vidéos inspirées des Boloss de lettres pour conscientiser la vitalité et la diversité du français ; des biographies langagières ; des séances de sports multilingues ; divers rituels et chantiers de grammaire …
Au fil du numéro, on pourra aussi prendre conscience de l’importance de la mission enseignante tant pèsent en la matière les inégalités scolaires et sociales : « Penser la langue aide à interroger les conditions dans lesquelles les élèves passent d’un rapport pratique et ordinaire au langage à un rapport conceptuel et réflexif, propre aux usages scolaires » ; « une réflexion sur la langue, dans une démarche méthodique, consciente, critique, menée conjointement par enseignant·es et élèves, peut contribuer (…) à porter la contradiction contre l’ordre social dominant et ainsi défataliser l’aliénation » (Bruno Védrines, Université de Genève).
Les nouveaux programmes de français pour le cycle 4 sont désormais clairs : « Les activités mobilisent l’observation et le raisonnement, individuellement et entre pairs : le rapport à la langue devient de plus en plus réflexif ». La revue Recherches nous en livre ici un beau vademecum.
Jean-Michel Le Baut
Dans le Café : les sujets du DNB 2026
Dans le Café : les nouveaux programmes du cycle 4
Dans le Café : Travailler la maitrise de la langue : chiche ?
