Sur la page d’annonce on observe tout d’abord qu’il s’agit de « se projeter au-delà des urgences du quotidien. »‘. Mais surprise, la deuxième partie du texte renvoie à PIX IA et à sa mise à disposition pour tous dès le 5 février 2026. « Si l’anticipation est nécessaire, l’action immédiate est impérative face à la révolution de l’intelligence artificielle générative » est donc l’argumentaire principal et vient enrichir l’annonce de ce comité.
On ne peut qu’être étonné de cette annonce, est-ce encore un de ces comités « Théodule » et autres groupes de travail initiés par le ministère depuis plusieurs années ? Le projet annoncé est « d’imaginer l’avenir de notre système éducatif à horizon 5, 10 ou 20 ans ». Le problème de cette formulation tient à l’emploi du terme « imaginer ». Qu’est-ce que cela signifie ? Ne faudrait-il pas essayer de « construire », de « transformer », de « faire évoluer »… Imaginer est bien léger et les membres de ce groupe auront surtout un rôle de prospective, mais sans ambition autre que d’éclairer le politique d’une part et éventuellement la population d’autre part.
Le constat fait autour de l’IA et de son développement semble être le signal d’alerte auquel les responsables sont sensibles : elle bouscule l’école dans plusieurs de ses fondamentaux : accès au savoir, évaluation, compréhension du monde…. Il ne suffira pas d’imaginer. Le ministre de l’Education est donc d’abord dans un effet d’annonce. Reste à savoir ce qu’il va en advenir.
Bruno Devauchelle
