Pour un plan d’urgence pour l’éducation dans le 93
« Pour l’intersyndicale 93, l’absence de réponse du ministère aux revendications portée par les personnels est honteuse » déclare Louise Paternoster à l’issue de la rencontre, poursuivant « chaque année, l’Etat investit 30% de moins pour nos élèves qu’ailleurs, aucun service public ne souffre d’un tel niveau de discrimination ». Les syndicats affirment avoir porté « la voix des 33 000 personnels du 93 », deux ans après de précédentes rencontres restées sans réponse.
« Une rupture d’égalité »
Dans un communiqué, l’intersyndicale dénonce une « rupture d’égalité » entre la Seine-Saint-Denis et le reste du territoire. L’investissement moyen par élève s’élève à 6 200 euros par an dans le département contre 8 840 euros au niveau national, soit un écart d’environ 30 % déplore l’intersyndicale. « Cette situation porte un nom : il s’agit de discrimination territoriale », affirme-t-elle. « Tout comme nous voulons l’égalité femme-homme, nous voulons l’égalité territoriale. Cela n’a rien d’utopiste, rien de fantaisiste, il ne s’agit que de respecter, et de faire respecter, simplement et strictement, les principes les plus élémentaires de notre droit » souligne Louise Paternoster.
Des réponses jugées insuffisantes
Après avoir été reçus par les représentants du ministère, les syndicats en critiquent des réponses limitées. Selon eux, l’administration a notamment indiqué que « les suppressions sont moindres qu’ailleurs » et que l’académie aurait « bénéficié d’un rééquilibrage des suppressions ». Pour l’intersyndicale, ces réponses sont insuffisantes, elle appelle à poursuivre la mobilisation..
Vers une nouvelle mobilisation
« Face à l’inconséquence et le mépris du ministère, il faut monter le son », écrivent les organisations. Elles demandent une nouvelle audience avec le ministre et appellent les personnels à préparer une nouvelle étape de mobilisation.
Djéhanne Gani
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