Une première partie montre combien le français est une « construction socio-historique » : elle retrace comment des savoirs divers se sont progressivement structurés en discipline scolaire, depuis sa naissance au 19e jusqu’à l’avènement des « lettres modernes » au milieu du siècle et à l’effort de démocratisation des années 1960-1970.
Une deuxième partie explore les différents domaines qui s’y juxtaposent, s’y articulent ou s’y affrontent. D’abord l’étude de la langue, avec ses normes, plus ou moins contestées, et ses modalités, variées. Ensuite les compétences langagières, avec par exemple des effets de sédimentation des pratiques, et donc de tension « entre deux conceptions de l’écriture. L’une […], normative, conçoit l’écriture comme l’expression correcte de la pensée, l’autre, plus récente, […] appréhende l’écriture comme un outil réflexif et cognitif au service du développement de la pensée ». Enfin l’enseignement de la littérature, avec la « lecture littéraire » comme modèle, ce nécessaire « va-et-vient entre participation et distanciation », qui cherche encore son équilibre.
Une troisième partie éclaire la complexité d’une discipline dont les frontières avec d’autres disciplines sont incertaines, dont les contenus et modalités de travail peuvent paraitre aux élèves trop fragmentées pour acquérir du sens, dont le supérieur vient encore élargir le champ à la littératie universitaire.
