Depuis 2019, ils alertent, multiplient les actions, rédigent des courriers afin d’obtenir des moyens correspondant aux besoins de leur collège. Las, rien n’y fait. Pourtant les indicateurs sociaux et scolaires de leur établissement placent celui-ci, « selon les critères mêmes du ministère, parmi les établissements qui devraient relever de l’éducation prioritaire renforcée », expliquent-ils dans un communiqué transmis à la presse ce mardi.
Alors, quand une collègue a été violemment agressée sexuellement par un élève le 22 juin 2026, ils ont pensé que cette fois, on les écouterait. A nouveau, le 3 juillet, ils ont écrit au ministère de l’Education nationale. « Sans prétendre que ce classement aurait nécessairement empêché les faits, nous affirmons que les moyens correspondants auraient permis de renforcer l’accompagnement des élèves, leur mobilisation sur les apprentissages, la présence des adultes, le suivi des incidents et la prévention et par voie de conséquence, la qualité du climat scolaire », expliquent-ils dans un communiqué transmis à la presse. Un courrier resté sans réponse…
« Ce silence n’est plus acceptable. C’est pourquoi nous sommes aujourd’hui en grève. Mais notre mobilisation ne s’arrêtera pas à cette journée. Face au silence persistant du ministère et à l’épuisement des voies de dialogue, nous avons décidé de porter désormais notre demande devant la justice administrative. (…) Il est encore temps pour le ministère de répondre. Mais le temps de l’attente silencieuse, lui, est désormais terminé » concluent-ils.
A bon entendeur…
