Des versions divergentes sur les violences
Que s’est-il passé au lycée de Sada ? La direction du lycée a évoqué des jeunes qui ont lancé « quelques cailloux » et indiqué dans un message adressé aux personnels que plusieurs élèves agressés avaient été ramenés « choqués » dans l’établissement et pris en charge par l’infirmerie selon La1ereFranceInfoV.
Dans son communiqué, le SNUEP-FSU affirme que « les faits communiqués par la direction ont, selon les personnels, été minimisés et ne reflètent pas la gravité de la situation vécue sur le terrain ». Il oppose à la version de la direction celle des élèves qui ont rapporté des agressions par des individus cagoulés, des vols de téléphones et des menaces avec des machettes. Le syndicat demande que « la réalité des faits soit pleinement reconnue, documentée et portée à la connaissance des autorités compétentes, afin que des mesures adaptées puissent être prises. »
Le syndicat demande des mesures immédiates
Pour le SNUEP-FSU, l’exercice du droit de retrait constitue un « signal d’alerte fort ». Le syndicat demande notamment la reconnaissance de la gravité des faits signalés, une évaluation complète des risques, des mesures immédiates pour assurer la sécurité des élèves et des personnels, ainsi que des réponses concrètes sur les conditions de travail.
Il réclame également un « dialogue réel avec les personnels » afin de trouver des solutions durables. Pour le syndicat, cette mobilisation ne relève pas uniquement des conditions de travail mais s’inscrit dans une « inquiétude profonde concernant la sécurité et la santé des personnels ».
Djéhanne Gani
