
Les inspecteurs dénoncent la « baguette magique » du ministre Edouard Geffray suite à ses annonces sur la chaîne TF1. Pour le syndicat des personnels d’inspection (SUI-FSU), les solutions avancées ne peuvent masquer le manque de moyens et les difficultés de recrutement. Il met en doute la possibilité de pourvoir rapidement les postes vacants. « Nous ne pouvons croire au logiciel miracle censé résoudre en quelques jours ce qui ne l’a pas été depuis la rentrée », écrit-il. « En tant qu’inspecteurs et inspectrices, nous alertons depuis des mois sur le risque d’une rentrée critique à cause du non-renouvellement massif des contrats des professeurs contractuels ». Derrière les annonces ministérielles, le SUI-FSU pointe une crise qui nécessite des réponses durables.
« La réalité dont nous pouvons témoigner, c’est que depuis la rentrée, nous connaissons les besoins des établissements, mais nous nous heurtons à des refus d’autorisations financières des services rectoraux pour renouveler les contrats des professeurs contractuels pourtant présents dans nos viviers. La réalité, c’est un délai de carence de 15 jours qui nous est imposé avant de faire appel à un remplaçant et l’interdiction de remplacement dans les 15 jours qui précédent une période de vacances. La réalité c’est le sous-recrutement depuis des années de professeurs titulaires remplaçants et la pénurie organisée, dès le mois de février, par le non remplacement pour des motifs budgétaires. Le manque criant de professeurs en cette rentrée n’est pas un accident : il est le résultat de choix politiques et budgétaires sur lesquels nous n’avons cessé d’alerter ».
Rappelons aussi que les contractuels ont désormais des périodes rémunérées qui incluent de moins en moins les vacances scolaires. Certain·es enseignant·es peuvent ainsi se retrouver avec des paquets de copies à corriger durant des semaines où leur contrat est terminé.
