Une épreuve sans cadre suffisant
L’épreuve du Grand oral, qui compte pour 10 % de la note finale du baccalauréat, est aujourd’hui la seule épreuve sans temps de préparation formellement prévu dans l’emploi du temps des élèves. Selon les résultats de l’enquête, cette absence de cadrage se traduit par une préparation insuffisante et très inégalement répartie entre les élèves.
Des élèves inégalement accompagnés
De nombreux élèves n’ont bénéficié ni de séances régulières d’entraînement, ni d’un accompagnement structuré dans la durée. Ces conditions creusent les inégalités scolaires et sociales, car seuls certains établissements ou enseignants ont pu dégager du temps pour des entraînements ciblés. En conséquence, le stress est accentué, en particulier pour les élèves les plus éloignés des codes scolaires de l’oral.
Des enseignant·es peu formé·es et mal outillé·es
L’enquête révèle également que les enseignant·es de SES se sentent globalement mal formé·es, non seulement pour préparer efficacement leurs élèves, mais aussi pour évaluer l’épreuve en tant que membres de jury. De plus, les attendus de l’épreuve restent flous pour une majorité d’enseignant·es, ce qui nuit à la transparence, à l’équité et à la lisibilité de l’évaluation.
L’enquête sur le site de l’APSES
