Le Comité de Vigilance face aux Usages Publics de l’Histoire (CVUH) fête ses 20 ans d’existence et organise un colloque les 4 et 5 octobre à Paris. Fondé en 2005 par Gérard Noiriel, Michèle Riot-Sarcey et Nicolas Offenstadt, il est né en réaction à la loi du 23 février 2005 (dite loi Mekachera), qui voulait imposer dans les programmes scolaires une vision positive de la colonisation française, notamment en Afrique du Nord. Ce projet de loi, intervenant après la loi Taubira de 2001 (reconnaissant la traite négrière comme crime contre l’humanité), a suscité une mobilisation des historien·ne·s contre l’instrumentalisation politique de l’histoire.
Le CVUH défend une distinction claire entre mémoire collective et recherche historique, dénonçant les usages idéologiques du passé, souvent soutenus financièrement par l’extrême droite. Depuis sa création, il agit pour préserver l’indépendance de l’enseignement de l’histoire et pour analyser les usages publics et politiques du passé.
À l’occasion de son anniversaire, un colloque est organisé pour faire le bilan de vingt ans de luttes et de réflexions autour de deux axes principaux :
- L’enseignement de l’histoire (de l’école à l’université)
- Les usages publics et politiques de l’histoire, en France et à l’international.
Les discussions porteront sur les manipulations, détournements et falsifications de l’histoire dans ces domaines.
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