Pour le Snes-SFU, « l’Education nationale n’est pas choyée ! À ce stade, le projet de budget 2026 prévoit encore une fois, des suppressions d’emplois d’enseignant·es dans le 2nd degré et plus largement dans l’Éducation nationale : 4018 suppressions d’emplois de professeur·es dans le 1er et 2nd degrés ! ».
« Et le Sénat veut doubler ce chiffre ! Le gouvernement justifie cela par la baisse démographique, mais la réalité c’est que le taux encadrement moyen des élèves est catastrophique en France » précise le communiqué de la CGT, poursuivant : « Dans les écoles : 18,2 élèves en France contre 13,3 dans l’UE, au collège 26 contre 21 dans l’OCDE. La création effective de postes d’AESH passe de 2000 en 2025 à 1200. C’est 2 millions (-4%) en moins sur les fonds sociaux à destination des élèves, 10 millions en moins (-14%) sur la part collective du Pass culture, et encore 1,1 milliards (-62%) en moins pour la formation continue. Ce budget est en dessous de celui de l’Armée, tout un symbole ! »
« Au lieu de profiter de la baisse démographique pour diminuer les effectifs dans les classes et améliorer ainsi les conditions d’apprentissage des élèves, Macron et Lecornu préfèrent sacrifier l’éducation pour injecter toujours plus d’argent dans le budget de la défense. Pour SUD éducation, il est temps de baisser les effectifs des classes à hauteur de 20 élèves maximum dans les écoles, collèges et lycées professionnels, et 25 en lycée général et technologique, avec des seuils abaissés à respectivement à 16 et 20 en éducation prioritaire. Il est nécessaire de donner à l’école les moyens d’être réellement inclusive » écrit Sud éducation.
Les organisations syndicales rappellent l’urgence d’une revalorisation des rémunérations
Le Snes-FSU met en avant quelques chiffes dans sa campagne « Un autre budget maintenant » : « Un vrai statut pour les fonctionnaires : 4 à 5 milliards d’euros = seulement 2% des aides publiques aux grandes entreprises en 2023. Aides versées aux grandes entreprises en 2023 : 211 milliards d’euros / pour augmenter de 10% le salaire des enseignant.es : 3,6% milliards d’euros. »
Retraites, moyens, justice fiscale, sociale et environnementale sont les mots d’ordre. Le communiqué intersyndical dénonce l’année blanche, le gel des salaires, les suppressions de poste dans la Fonction publique, la baisse des moyens des services publics (universités, collectivités, culture, santé, action sociale), le gel des pensions de retraite sans oublier les associations et la taxation des malades.
Djéhanne Gani
