Dans un contexte de baisse démographique, pour la FSU-SNUipp 59, « stopper les suppressions permettraient dans un premier temps de diminuer les effectifs dans les classes. Ainsi, les classes de notre académie passeraient à une moyenne de 21 élèves par classe aujourd’hui, à 18 en 2034 et se rapprocheraient enfin des moyennes européennes » calcule le syndicat. Il rejoint les analyses des chercheurs de l’IPP et le point de vue défendu par les partis politiques de gauche et écologistes.
Les chercheurs J. Grenet, P. Charousset, N. Guyon et Y. Souidi indiquent qu’à taille de classe constante, la baisse démographique permet de supprimer « environ 50 000 postes d’enseignants d’ici à 2034 ». Ils précisent qu’ « à long terme, cette option serait toutefois moins rentable socialement qu’un maintien des effectifs enseignants, qui ferait passer la taille moyenne des classes de 22,4 à 18,2 élèves entre 2024 et 2034, pour un gain économique estimé à 4,5 MdC et un supplément de recettes fiscales d’environ 2,9 Md ».
Baisse démographique et amélioration du système éducatif
L’organisation syndicale majoritaire du Premier degré poursuit : « La baisse du nombre d’élèves par classe permettrait une meilleure prise en charge des élèves en situation de handicap et des élèves à besoins éducatifs particuliers dans les classes. Mais sans suppression de postes, il serait aussi possible de créer plus de PE spécialisé.es, de recruter plus d’AESH et de recruter des équipes pluriprofessionnelles venant en appui aux enseignants. Dans notre académie, socialement très défavorisée et scolarisant 2 fois plus d’enfants en situation de handicap qu’ailleurs (c’est 3 fois plus dans le Pas-de-Calais), il est indispensable d’améliorer les conditions d’accueil et d’accompagnement de ces derniers dans les écoles, ainsi que leurs conditions d’apprentissage ».
Combien de postes perdus par chaque académie ?
Lille : moins 245 postes
Versailles : moins 170 postes
Nancy Metz : moins 160 postes
Normandie perd 153 postes
Nantes : moins 151 postes
Créteil : moins 149
Bordeaux : moins 115 postes
Lyon : moins 139 postes
Poitiers et Toulouse : moins 110 postes
Reims : moins 106 postes
Rennes : moins 97 postes
Grenoble : moins 99 postes
Amiens et Dijon : moins 95 postes
Paris : moins 90 postes
Montpelliers : moins 89 postes
Mayotte : + 80 postes
La Guyane : + 41 postes
moins + moins = + ?
Djéhanne Gani
