72 départements étaient placés en vigilance rouge en France vendredi 26 juin. Pourtant dès 9h, les 850 000 collégiens de la Métropole, La Réunion et Mayotte découvrent l’épreuve de français du DNB. Au programme, analyse grammaticale, dictée et rédaction et ceci jusqu’à 13h15 pour les temps aménagés. Le maintien de cette épreuve par le ministre Édouard Geffray a suscité critiques et inquiétudes. Le soir-même, le ministre déclarait « je ne regrette pas » sur BFM TV. « Il y a aussi des élèves qui avaient prévu de partir en vacances la semaine prochaine » justifie Edouard Geffray, qui continue sa tournée médiatique ce 28 juin sur France TV.
Une dictée dans la cour
Les conditions d’examen ont donc varié selon les établissements. La sincérité des épreuves et l’égalité sont d’ailleurs pointées du doigt par la FCPE. « Tous les candidats doivent composer dans des conditions comparables », écrit l’association de parents d’élèves au tribunal administratif de Paris. Certains établissements ont réussi à aérer les salles toute la nuit précédent l’épreuve. « On a aéré toute la nuit, à 7h45 on a refermé volets et rideaux », indique la directrice de ce collège à France 3.
A Paris, « au collège Colette Besson, au vu des températures élevées dans des salles mal ventilées, la direction a fait le choix de faire composer les élèves dans la cour et le réfectoire attenant. Cette solution a paru parfaitement envisageable car le collège est petit, 4 classes de 3e à 23. Et que la cour est arborée », nous indique une enseignante. Un arrosage du sol a aussi été effectué le matin par les agents. « La dictée a été faite au micro. Des essais son avaient été faits la veille ».
Dans le sud, le monastère des Carmes de Trie-sur-Baïse dans les Hautes-Pyrénées a accueilli les épreuves du brevet pour les adolescents du collège Astarac-Bigorre. Mais tous les établissements n’ont pas un monastère ! Les remontées reçues au Café pédagogique indiquent un certain nombre de malaises et de changements de salle à cause des températures trop fortes lors de l’épreuve de français 2026.
En attendant, des oraux de bac de français se déroulent dans un parking souterrain dans les Hauts-de-Seine. De quoi y trouver de l’inspiration ?
