Politiques éducatives
Cnesco : 30 mesures et 1 espoir pour l’Ecole
Le débat sur l’Ecole peut-il échapper au pessimisme, au ressentiment, à l’angoisse, aux discours de Café du commerce ? Si c’est possible, alors le Cnesco est en train de le faire. D’observateur, le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) est en train de devenir un acteur majeur du débat sur l’Ecole. Institution chargée d’évaluer l’Ecole, le Cnesco publie le 2 mars un véritable plan pour l’Ecole en mettant en ordre de bataille les propositions tirées de ses travaux. « Il faut rompre avec le discours fataliste d’une institution scolaire bloquée », affirme Nathalie Mons, sa présidente. Elle appelle à une « rénovation institutionnelle » et au « changement qualitatif » dans l’Ecole. La révolution Cnesco est lancée.
CNESCO : Quel bilan !
Nouvelle institution de l’éducation, le Cnesco publie à mi mandat un bilan d’action impressionnant de ses trois premières années. Les 21 rapports, 3 conférences de comparaisons internationales, 3 conférences de consensus tous de très haut niveau ont généré 500 000 pages vues et près de 40 000 visionnages de vidéo. Le Cnesco aurait-il réussi à rendre le débat sur l’Ecole audible et populaire ? Et si oui, quelle est sa formule ?
Nathalie Mons (Cnesco) : Informer le citoyen pour lutter contre le populisme
Vingt et un rapports scientifiques d’évaluation couvrant les champs cruciaux de l’école française (mathématiques et lecture, inégalités sociales, enseignement professionnel, métier d’enseignant…), 200 chercheurs mobilisés dans des diagnostics scientifiques de l’école, 600 praticiens associés à cette réflexion collective : en trois ans, le travail accompli par le Cnesco permet de mettre à la disposition de l’école et du débat public un bilan du système scolaire français. A l’occasion de la parution du rapport annuel 2016, Nathalie Mons, présidente, revient sur la démarche du Cnesco – une évaluation scientifique et participative – ainsi que sur la place particulière qu’y occupent les enseignants.
L’enseignement catholique au risque de la guerre scolaire
Changement complet de ton rue Saint Jacques. Après 5 années de discours de complémentarité avec le public, le secrétariat général de l’enseignement catholique (SGEC) lance une vraie offensive. A la veille de l’élection présidentielle, il publie une « contribution » au débat électoral qui ressemble bien à une déclaration de guerre scolaire. Pascal Balmand, secrétaire général de l’enseignement catholique, s’en défend. Mais certaines propositions ressemblent fort à des provocations à la fois pour le camp laïc et pour les propres enseignants du privé dont le statut serait revu. Pour beaucoup, les « convictions pour avancer » du SGEC s’apparenteront à la réaction.
Najat Vallaud-Belkacem fait son bilan de la lutte contre la pauvreté à l’école
La ministre de l’Education nationale était hier au collège parisien Georges Rouault, l’un des REP + de la capitale les plus homogènes socialement. L’occasion de dresser le bilan de sa politique en faveur des élèves défavorisés dans l’esprit du rapport de Jean-Paul Delahaye sur le sujet. Elle a aussi annoncé une hausse de 25% des bourses sociales pour les collégiens. Reportage.
Mixité sociale : Le collège Surcouf fermé malgré lui
A Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), le collège Surcouf vit peut-être ses derniers mois. Dans le cadre des efforts pour plus de mixité sociale, il doit fermer à la rentrée. A moins que le tribunal administratif, saisi par les opposants, ne suspende la décision. L’histoire illustre la difficulté à gérer ces dispositifs où il n’est pas seulement question de flux (d’élèves) et de moyens mais aussi d’humain et de concertation. Dispositifs qui butent en Bretagne sur le puissant enseignement catholique.
Angleterre, Suède, Pays Bas : L’échec du New Public Management
Marqué par l’autonomie locale, la responsabilisation, l’individualisation des carrières, le haut niveau de formation des enseignants, le New Public Management (NPM) apparait en France comme le modèle à suivre pour beaucoup de candidats à l’Elysée et de nombreux thinktank. C’est le modèle qui devrait permettre d’améliorer rapidement les résultats de l’Ecole grâce à des enseignants mieux formés, mieux impliqués, mieux dirigés. Mais qu’en est-il vraiment ? Florence Lefresne et Robert Rakocevic ont décidé d’aller y voir de près en étudiant le cas des 3 pays européens qui ont le mieux appliqué les principes du NPM : la Suède, l’Angleterre, les Pays Bas. Trois pays où, au final, les promesses ne sont pas tenues.
La loi sur l’égalité réelle outre mer publiée
La scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans va être expérimentée outre mer. Le Journal officiel du 1ermars publie la loi sur l’égalité réelle outre mer qui comprend toute une partie sur l’éducation. A coté d’un article sur l’aide aux cantines scolaires, sur le partage des compétences, sur le soutien aux échanges scolaires, l’article 58 expérimente la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans. » en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à Mayotte et à La Réunion, le Gouvernement peut rendre l’instruction obligatoire pour les enfants des deux sexes, français et étrangers, entre trois ans et dix-huit ans, dès lors que ceux-ci ne disposent ni d’un emploi ni d’un diplôme de l’enseignement secondaire. »
Election présidentielle
Macron : Un programme éducatif peu cohérent
Préféré des enseignants, Emmanuel Macron a présenté le 2 mars son programme. Difficile de dégager une logique dans un programme où les préconisations peuvent s’opposer. Le meilleur point, la baisse réelle du nombre d’élèves en éducation prioritaire au cycle 2, s’opposant a ce qui semble être le pire, la mise en concurrence ouverte des établissements et des écoles. E Macron promet de défaire en partie la politique menée depuis 2012. L’Ecole a-t-elle vraiment besoin d’un nouveau « stop and go » ?
Benoit Hamon : Maximum 25 élèves au cycle 2
Intervenant lundi 27 février sur France Inter, le candidat socialiste a dévoilé trois points de son programme éducatif. » Je veux lutter contre les difficultés d’apprentissage et les classes surchargées avec un max. de 25 élèves/classe en CP, CE1, CE2″, a-t-il promis. Une mesure qui aurait l’avantage de reconnaitre le lien entre nombre d ‘élèves et réussite scolaire et qui affecterait le quart des classes dépassant ce seuil. B Hamon a aussi promis un plan de formation continue des enseignants qui permettra à chaque professeur d’avoir 3, 5,10 jours de formation par an. Enfin il s’est prononcé pour » un service public d’aide aux leçons car il y a une inégalité fondamentale entre familles modestes et aisées ».
Présidentielle : Les propositions de l’Unsa
« L’élection présidentielle qui se profile constitue une échéance cruciale ». Face à l’incertitude, l’Unsa réunit en une quinzaine de pages ses propositions pour 2017. On notera le développement des services publics dans les domaines où les besoins émergent, comme la petite enfance, la valorisation des métiers, le maintien du recrutement des fonctionnaires.
Najat Vallaud-Belkacem : Une autobiographie française
« Longtemps je me suis trompée en cherchant à me fondre dans le moule., à être presque sans histoire personnelle. Maintenant je sais : si la diversité fait silence…, comment y croire encore ? ». Si l’ouvrage de N Vallaud-Belkacem se veut autobiographique c’est une chronique politique. Le vrai sujet c’est la France et l’action politique. A quelques mois des élections législatives, où elle se présentera à Villeurbanne, la ministre de l’éducation nationale raconte « sa » France plus que sa personne..
Présidentielle : La Fcpe consulte ses troupes, puis les candidats
« La compétition électorale pour les présidentielles bat son plein et avec elle son lot d’approximations et d’idées reçues sur l’école. Les discours entendus sur l’école sont rares et pourtant, ils plongent les parents et les élèves dans un climat des plus anxiogènes. Ce contexte est-il acceptable pour nos enfants ? Leur donne-t-on envie d’aller à l’école quand l’intérêt supérieur de l’enfant est sans cesse oublié pour laisser place à des polémiques stériles ? », interroge la Fcpe. Le 28 février, la première association de parents d’élèves annonce une confrontation avec les candidats le 25 mars. D’ici là elle invite les parents à voter « pour plébisciter et hiérarchiser les propositions de la FCPE qui correspondent le mieux à ce qu’ils souhaitent pour l’école publique »
Métier enseignant
Directeurs d’école : Des « engagements » en paravents…
On connaissait les circulaires, les arrêtés, les décrets. La ministre de l’éducation nationale a présenté le 1er mars un nouveau type de gouvernance : les engagements. L’administration s’engage à alléger la tâche des directeurs d’école par divers procédés administratifs. Ces « engagements » ne permettent pas seulement d’évacuer la question des créations de postes d’aides administratifs pour simplifier le travail des directeurs d’école. Ils évitent ainsi de poser la question récurrente du statut du directeur et des écoles. Question qui divise les syndicats et la profession…
Revalorisation : Ce qui change en février
Le BO du 2 mars publie la liste des indemnités affectées par la hausse de 0.6% du point Fonction Publique. Cela concerne aussi bien l’ISOE que l’indemnité de professeur principal ou les indemnités de direction. Un autre texte revalorise les heures supplémentaires effectuées par les professeurs des écoles pour le compte des collectivités territoriales (étude surveillée, surveillance, enseignements).
Professeurs des écoles : Répartition des postes mis aux concours 2017
Le Journal officiel du 2 mars publie la répartition des postes de professeurs des écoles mis aux concours externes en 2017. Elle montre une nette augmentation dans plusieurs académies. Ainsi Lyon gagne près de 200 postes, Poitiers une cinquantaine, Toulouse près de cent par rapport à 2016. Dans d’autres académies il y a moins de postes qu’en 2016 : 150 en moins à Versailles par exemple. Rappelons que les postes mis aux concours ne sont pas à confondre avec les ouverture de postes.
Primaire : Les permutations 2017
Le Snuipp publie le tableau des mutations département par département à la rentrée 2017. Le tableau donne une vision des demandes de sorties et d’entrées pour chaque département y compris les prioritaires (rapprochement de conjoint par exemple). Cela permet de voir tout de suite les difficultés. Car si certains départements sont équilibrés, comme Paris par exemple (585 sorties et 579 entrées) ou les Bouches du Rhône, la géographie des mutations montre d’énormes déséquilibres. Ainsi la Seine Saint Denis : 2280 demandes de sortie contre 14 demandes d’entrée, les Hauts de Seine (1358 et 114). On a aussi le contraire : les Pyrénées atlantiques avec 597 demandes d’entrée dont 231 rapprochements de conjoint pour 10 sorties ou la Loire Atlantique (697 entrées pour 76 sorties). Les résultats seront connus le 6 mars. Ils seront suivis d’une phase d’ajustement complémentaire.
124 postes de médecins scolaires
Le ministère offrira 124 postes de médecins scolaires en 2017. Deux textes publiés au J.O. du 25 février annoncent 80 postes au concours de recrutement, 10 postes par voie contractuelle et 34 postes au concours réservé. Reste à trouver des candidats, les médecins scolaires étant les moins bien payés de la fonction publique selon leurs syndicats.
Professeurs des écoles : Education prioritaire et directions favorisés
Les professeurs des écoles exerçant dans un établissement prioritaire ou exerçant une fonction de direction accèderont plus vite à la hors classe. C’est ce qu’indique une note de service publiée au BO du 23 février. Prenant en compte les accords PPCR, elle fixe à 5% le taux de passage pour 2017. Les enseignants ayant atteints le 7ème échelon au 31 août sont promouvables. Ils n’ont aucune démarche à faire, la hors classe étant devenue avec le PPCR une étape normale de la carrière. La note accorde une bonification aux enseignants ayant exercé en éducation prioritaire au moins 4 ans.La clause de sauvegarde des enseignants des ex écoles zep, RRS, Eclair non retenues dans l’éducation prioritaire est mentionnée dans la note.
Sécurité des établissement : Les alertes attentat à améliorer
Malgré le sérieux avec lequel les alertes attentats intrusion ont été traitées dans les écoles et les établissements scolaires, la chaine d’alerte doit être nettement améliorée C’est ce que révèle le rapport de l’Observatoire national de la sécurité et de l’accessibilité des établissements d’enseignement présenté le 1er mars par Jean-Marie Schléret, son président.
Numérique
Bruno Devauchelle : Peeragogy et numérique, des rapprochements possibles ?
Il est devenu courant de parler d’apprentissage par les pairs. Co-apprentissage, collaboration, et autres interactions sont considérées de plus en plus souvent comment devant faire partie de l’arsenal pédagogique ordinaire de l’enseignant, est-ce vraiment de l’apprentissage par les pairs ? Il ne s’agit pas ici de désigner ce qui est la bonne définition, mais plutôt de tenter de mettre à jour ce que l’on peut envisager en matière d’aide aux apprentissages grâce aux pairs. Les enseignants, comme les chercheurs ont très rapidement observé les effets des interactions entre apprenants sur les apprentissages. Et ce qui est le plus intéressant c’est que le bénéfice, en termes d’apprentissage se situe de manière à peu près égale, mais différente entre les différents acteurs de cette interaction.
EduSpot pour continuer la transformation numérique de l’Ecole
Organisé du 8 au 10 mars au Palais des Congrès, EduSpot veut être « accompagner la transformation numérique du système éducatif », selon Hervé Borrédon, président de l’Association Française des Industriels du Numérique dans l’Education et la Formation (Afinef) organisatrice du salon. EduSpot attend 10 000 visiteurs et une centaine d’entreprises du numérique éducatif. Le salon veut coller aux besoins du monde éducatif et devenir un équivalent européen du célèbre Bett britannique. EduSpot offrira aux enseignants une vision d’ensemble des offres en numérique éducatif ainsi que des formations et des événements.
Numérique : Le ministère relance un plan école numérique rurale
L’Etat va consacrer 50 millions pour un second plan Ecole numérique rurale. La mesure a été annoncée par N Vallaud Belkacem lors du conseil des ministres du 1er mars. » un appel à projets, décidé lors du 3ème comité interministériel aux ruralités, sera prochainement lancé pour développer les usages numériques dans les écoles primaires en milieu rural et ainsi favoriser les innovations pédagogiques. 50 millions d’euros seront ainsi spécifiquement affectés pour sélectionner les projets porteurs d’innovation pédagogique élaborés conjointement par les écoles et les communes au service de la réussite des élèves. »
Bruno Devauchelle : S’engager pour apprendre avec le numérique ?
Les multiples propositions pour faire évoluer la pédagogie, l’enseignement, en lien avec le déploiement du numérique, ne sont pas sans rappeler l’engouement du début du XXè siècle pour les pédagogies actives (Adolphe Ferrière, 1920). D’ailleurs l’intérêt renouvelé pour Maria Montessori (et autres acteurs du mouvement des pédagogies dites nouvelles) le confirme, même si le numérique n’y a rien à voir. Pédagogies de l’activité, inversion pédagogique, collaboration, hybridation etc.… chacun cherche à mettre les élèves en activité de manière à les motiver davantage pour apprendre. Car s’il y a bien un thème qui revient systématiquement quand on écoute les enseignants qu’on appelle innovants parler de ce qu’ils font, c’est celui de la motivation. Les élèves sont plus motivés en classe ! Du TBI à la classe inversée en passant par l’EAO, on a pu lire et entendre cette analyse de nombreuses fois. Comment analyser ces propos ?
L’élève
Orientation : Psycho : Interrogez les experts
Chaque année, de nombreux bacheliers s’inscrivent en psychologie à l’université sans toujours connaître le contenu des études, les attendus de la formation et les débouchés professionnels. Résultat : la filière a du mal à accueillir autant de jeunes et ceux ci découvrent un peu tard qu’elle ne leur convient pas. Comment être sur de son choix ? L’Onisep a déjà ouvert une plateforme spéciale « Psycho ou pas ? ». Il propose maintenant une rencontre avec des experts. Jusqu’au 13 mars, c’est l’occasion, pour les internautes, de poser leurs questions sur les études de psychologie et leurs débouchés professionnels. L’ensemble des interrogations et des réponses seront en ligne. Quatre experts, des universitaires en charge de formations psycho, répondront aux interrogations des jeunes.
Sorties cyclistes : Casque obligatoire pour les moins de 12 ans
A partir du 22 mars, les enfants de moins de 12 ans devront porter un casque à vélo qu’ils soient conducteurs ou passagers. Selon le ministère de l’intérieur, les chocs à la tête chez les jeunes enfants peuvent causer des traumatismes plus grave que chez les adultes ou adolescents. Le casque diminue le risque de blessure sérieuse à la tête de 70%, le risque de blessure mineure de 31% et le risque de blessure au visage de 28%.
Insee : L’Ecole au coeur de la reproduction sociale
» En 2011, 54 % des personnes âgées de 25 à 66 ans estiment que leur situation financière est meilleure, voire bien meilleure, que celle de leur famille quand elles-mêmes étaient adolescentes », annonce une étude Insee qui souligne aussi que ce pourcentage est en baisse. La plupart des caractéristiques parentales jouent un rôle dans la formation du niveau de vie de leurs enfants. En particulier, la situation financière des parents se transmet partiellement à leurs enfants : 59 % des personnes dont les parents joignaient très difficilement les deux bouts ont un niveau de vie inférieur à la médiane, contre 44 % de celles dont les parents ne rencontraient aucune difficulté pour payer les dépenses nécessaires. Cette transmission s’effectue principalement via le niveau d’éducation atteint par les enfants précise l’Insee : le niveau de vie de ces derniers dépend en grande partie de leur niveau de diplôme, qui est lui-même fortement lié à celui de leurs parents.
Le dévoilement d’APB confié à Etalab
Dans un communiqué, Thierry Mandon secrétaire d’Etat à l’enseignement supérieur, annonce confier à Etalab, la mission crée pour développer le partage des données publiques, la charge d’ouvrir au public le fonctionnement de la plateforme admission post bac (APB). Il « souscrit à la demande de transparence et de compréhension exprimée par les citoyens quant au fonctionnement de la plateforme… Le secrétaire d’Etat, qui souhaite une accélération de la dynamique, a demandé à Etalab d’apporter aux services du ministère tout son appui et son expertise afin que APB soit un logiciel ouvert dans les règles de l’art le plus rapidement possible ». Le ministère avait été contraint par l’association Droits des lycéens à ouvrir le code d’APB à l’automne 2016.
Une journée « Jobs d’été » au CIDJ
Le réseau Information Jeunesse et le CIDJ proposent des forums pour rencontrer des entreprises et consulter des milliers d’offres de jobs d’été dans toute la France. A Paris, la journée est fixée au 14 mars. Inscrivez vous dès maintenant.
