Interrogé sur sa réforme du lycée, avec la suppression des filières S, ES et L, l’ancien ministre se hasarde : « Il y aurait très peu de lycéens qui souhaiteraient revenir en arrière » (…) « Le cœur de la réforme est le choix qu’ont les lycéens. Pour la première fois en 50 ans, il y a eu un changement de programme qui augmente l’exigence des programmes. » Les enseignants de physique-chimie peuvent en témoigner.
Sur le volet social, « parfois la vie est dure pour certaines familles », concède l’ancien ministre, qui ne manque pas de critiquer le gouvernement actuel. « Les racines de la mobilisation ont eu lieu il y a une dizaine de jours ; ça aurait été mieux de faire attention à ce moment-là ». Il faut rappeler que le ministre Blanquer savait étouffer une manifestation dans l’œuf en son temps.
« Je pense que le premier quinquennat est plus réussi que le deuxième », conclut Jean-Michel Blanquer, qui parle de « zigzags entre 2022 et 2027 » et soutient timidement son ancien DGESCO, Édouard Geffray. « Il a la connaissance du système. »
Les disciples de Jean-Michel Blanquer fondent le parti de l’École
