Depuis le rapport de la Cour des comptes et surtout depuis que le gouvernement cherche à faire des économies, les opérateurs du ministère de l’Education nationale sont dans le viseur. Mais de qui ?
Qui souhaite in fine moins de formations pour les enseignant.es ? Qui souhaite moins de productions pédagogiques publiques ? Les CRDP (centre régional de documentation pédagogique) et l’ancien réseau Sceren subiront-ils de nouvelles coupes budgétaires l’an prochain ?
A Chasseneuil-du-Poitou, on dénonce des « injonctions contradictoires ». Réseau Canopé subit une érosion continue de ses moyens : 230 postes supprimés en 10 ans sur 1 400 agents, soit plus de 16 % des effectifs. « Cette réduction drastique survient au pire moment, alors que la demande d’accompagnement n’a jamais été aussi forte. À cela s’ajoutent des injonctions contradictoires : maintenir l’accompagnement gratuit des enseignants tout en générant des recettes commerciales pour compenser la baisse des financements publics. Cette logique de marchandisation progressive menace la mission première de Réseau Canopé : accompagner tous les enseignants, sans distinction, sur l’ensemble du territoire ».
Le communiqué syndical annonce avoir formé 285 000 personnes l’an passé et met en avant son rôle avec la généralisation de l’IA. « Réseau Canopé est aussi le dernier opérateur du ministère de l’Education nationale à proposer un service de proximité, dans chacun des départements métropolitains et ultramarins ».
Affaire à suivre !
