Selon la mairie de Paris, trente animateurs ont été suspendus en 2025, dont seize en raison de suspicions de faits à caractère sexuel. De son côté, la cheffe du parquet des mineurs, Lisa-Lou Wipf, indique que quinze enquêtes ont été ouvertes cette année dans des écoles maternelles de la capitale. Les investigations doivent déterminer la nature exacte des faits et les responsabilités éventuelles.
Face à la multiplication des signalements, la Ville a présenté mi-novembre un plan de renforcement de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles faites aux enfants, incluant un défenseur des enfants et davantage de formation pour les personnels périscolaires.
La FCPE de Paris dénonce néanmoins des procédures encore trop lentes et « des signalements peu suivis d’effet, manque de formation, protocoles flous ou procédures trop lentes ». Les familles plaignantes réclament une commission parlementaire, estimant dans leur communiqué daté du 25 novembre : « Nous parlons de viols et d’agressions sexuelles sur des enfants d’à peine trois ans […] Nos enfants ont payé le prix de ces défaillances. En revanche, il est encore temps […] de protéger les enfants encore dans le périscolaire », ajoutant que « le silence doit cesser ».
