Lucien et Italo Calvino
Après la « satire burlesque » de L’Assemblée des femmes d’Aristophane, et la « dystopie glaçante » de Margaret Atwood, La Servante écarlate, au programme des années 2024-2026, les hellénistes de terminale plancheront à la rentrée prochaine, entre Grèce antique et Europe des Lumières, sur l’étude conjointe des Histoires vraies de Lucien et du roman Le Baron perché d’Italo Calvino. Deux œuvres dont « les héros à la curiosité d’esprit indéniable, ont décidé de prendre, pour l’un le large, pour l’autre de la hauteur, afin de mieux regarder le monde et tout ce qui le compose » (…) sans renoncer « pour autant de participer activement à la vie des mondes qu’ils traversent », où les guerres font rage.
Ovide et Karen Blixen
Chez les latinistes, la Médée inspirée d’Euripide de Sénèque, et Manhattan Medea de la dramaturge allemande Dea Loher, transposition du mythe « dans un New York contemporain et interlope », laisseront leur place aux Tristes d’Ovide et à La Ferme africaine de la romancière danoise Karen Blixen. Deux œuvres déchirantes, marquées par l’exil et la relégation, deux « destins hors du commun » qui disent la souffrance si actuelle de devoir quitter son pays.
Des choix résolument modernes, bien dans l’esprit des programmes de LCA de 2019 qui veulent montrer « que l’enseignement du grec et du latin est à la confluence des savoirs d’aujourd’hui et au service d’un approfondissement de la culture contemporaine ».
Claire Berest
