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Inflation scolaire : qu’est devenue la génération 2001 ? Mais le taux de chômage varie fortement selon la formation. En tête, les formations courtes de santé (infirmière, assistante sociale) n’affichent que 2% de chômeurs et ont une rémunération équivalente à celle des jeunes sortant d’une école de commerce (13% de chômage) ou de maîtrise (13%). Si pour les formations universitaires le taux de chômage est inversement proportionnel à la durée des études (docteurs 9%, licenciés 11%), il est particulièrement faible pour les formations professionnelles. 9% des détenteurs d’un BTS sont au chômage (7% seulement pour un BTS industriel). Les licences professionnelles s’insèrent correctement sur le marché de l’emploi : 9% contre 12% pour les licences générales avec un salaire supérieur (1400 euros contre 1300). Des données à nuancer selon les formations précisément suivies. L’accès aux emplois de cadre se referme : en dessous de bac +5, il est difficile d’y accéder : 90% des sortants d’école d’ingénieur sont cadres, 68% des titulaires de DEA et DES, 36% seulement des titulaires d’une maîtrise. Croissance économique et éducation Absentéisme et sens de l’Ecole Lecture : Et pourtant ils lisent ! Elle est reprise par André Ouzoulias qui dénonce, dans les propos de Gilles de Robien, « un discours réactionnaire,… une politique de démontage des politiques de démocratisation antérieures ». Il met en évidence six « simplifications » dans le discours ministériel et demande l’ouverture de 5 chantiers pour lutter contre l’illettrisme : relancer les recherches sur l’apprentissage de la langue en maternelle, favoriser la production d’écrits en GS, améliorer les méthodes d’apprentissage de l’orthographe et la compréhension en lecture. Et avant tout « on n’améliorera pas radicalement la pédagogie de la lecture si on n’allonge pas la formation des maîtres du premier degré à deux ans après le concours ». Roland Goigoux et Jacques Bernardin contribuent également à ce numéro. Mais il est particulièrement riche des très nombreux témoignages de professeurs, de la maternelle à la formation pour adultes, qui attestent de la vitalité et de la diversité du mouvement Freinet. Lecture : la chronique mensuelle de B. Devanne Lecture : Le trompe l’oeil de la Planète des Alphas Mais pourquoi donc la Science n’arrive pas à penser comme nous ? Haine et idéal : un couple à maîtriser pour J. Nimier Une réflexion qui s’appuie sur l’analyse de plusieurs ouvrages et de témoignages d’enseignants et d’élèves. Le rapport Rolland appelle à regrouper les enseignements scientifiques au collège Pour le rapporteur, la crise tient à trois facteurs principaux. » Tout d’abord les mathématiques et les sciences exactes jouent un rôle d’outil de sélection dans notre système éducatif. Ce champ de connaissances est investi d’une charge émotionnelle importante et regardé, particulièrement par les filles, comme un enseignement d’élite inaccessible si l’on est simplement moyen… En second lieu, les filières scientifiques universitaires pêchent par leur manque absolu de lisibilité. Elles ne peuvent être associées à aucun devenir professionnel perceptible et motivant alors que, de surcroît, elles sont perçues comme arides et sans lien avec les interrogations sur le monde… Enfin, il faut anticiper la pénurie probable d’ici quelques années de candidats aux concours de recrutement d’enseignants du secondaire dans les disciplines scientifiques, cette pénurie découlant directement de la désaffection des jeunes pour les études universitaires en mathématiques et en sciences de la nature ». La Mission présidée par J.-M. Rolland fait donc une cinquantaine de propositions. A l’école elle souhaite » redonner toute sa place à l’enseignement des sciences en formant et en accompagnant les maîtres,… généraliser les méthodes d’apprentissage par l’expérimentation et l’investigation en liaison avec des scientifiques ». La mission dénonce « une certaine dérive pédagogique trop axée sur les mécanismes intellectuels de l’apprentissage » et propose d’introduire l’apprentissage des techniques opératoires des quatre opérations dès le cours préparatoire. Cette introduction est jugée trop précoce par de nombreux spécialistes. Au collège, la mission croit dans le regroupement des disciplines scientifiques et l’expérimentation. Il faut » rompre avec le cloisonnement des disciplines scientifiques en les faisant converger selon une approche pluridisciplinaire autour de thèmes communs,… rendre obligatoire les activités d’investigation, d’observation et d’expérimentation dans une approche interdisciplinaire; passer progressivement de la science (en classe de sixième et de cinquième) aux sciences plus diversifiées, en privilégiant la mise en histoire des sciences » et pour ce faire encourager la bivalence des enseignants. Au lycée, elle demande la création d’une option science en seconde et d’une « véritable filière scientifique en première et terminale en allégeant les programmes dans les matières non scientifiques. » Le rapport Rolland s’appuie sur les propositions de l’académie des sciences et, sur certains points des rapports Charvet et Blandin – Renard. L’introduction précoce des 4 opérations au primaire, qui de fait accentue la sélection, la spécialisation accrue au lycée semblent devoir soulever de fortes critiques dans les milieux éducatifs. Le retour aux situations antérieures peut-il suffire à remédier aux crises de demain ? Les enseignants se méfient des politiques Pour Philippe Niemec, « le discours démagogique du ministre Gilles de Robien sur les méthodes d’apprentissage de la lecture et les implications maladroites de certains élus dans le domaine scolaire ont visiblement laissé des traces… Faut-il s’en étonner ? La méfiance à l’égard des élus ou des parents, le repli sur soi, le cloisonnement disciplinaire se renforcent dès lors que les autorités de l’État remettent en cause les compétences professionnelles des enseignants ». Pour P. Niémec, « de la confiance avant toute chose, c’est la première revendication que les enseignants expriment à travers cette enquête ». |
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