Il y avait moins de monde dans les rues pour cette 3e mobilisation depuis la rentrée, mais toujours une colère, froide. Il y avait eu les initiatives intersyndicales du 10 septembre, la grève du 18 septembre 2025 qui avait compté 27 % de grévistes parmi les personnels d’éducation, PsyEN, AED et AESH selon le SNES et 6% pour le ministère. Le 2 octobre 2025, 600 000 personnes étaient dans les rues selon la CGT avec toujours la revendication d’un autre budget pour l’école publique.
Clotilde, professeure en collège et gréviste, résume bien le ras-le-bol des personnels mobilisés le 2 octobre : « Je ne sais pas si la taxe Zuckman est la solution. Je sais simplement qu’il y a un fort sentiment d’inégalités, et qu’il ne nait pas de nulle part. Que si les riches se plaignent de payer trop, alors qu’ils arrêtent de mettre leurs gosses dans des bahuts privés qui par ailleurs sont largement subventionnés par un État qui semble oublier les plus pauvres. Quand je vois des gosses dormir dans la rue quand la petite Sarkozy fait du poney sur insta en défendant son papa, ça me révolte. Voilà. Ça ne mène à rien, je sais... mais bon, on fait avec ses petits moyens » conclut-elle avec le sourire.
Colère et ras-le-bol
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Dans les rangs, une colère profonde et le ras-le-bol, mais comme lors de la précédente mobilisation, les sourires sont là, la jeunesse est présente, et la détermination intacte. Les manifestants dénoncent l’austérité, le mépris. Ils et elles manifestent pour défendre leurs conditions de travail, le service public, et exiger une autre politique éducative – plus juste et à la hauteur des enjeux. Avec un budget suffisant.
Le SNES l’a rappelé clairement : « Des mesures de justice fiscale, sociale et environnementale sont indispensables. L’absence de toute réponse sur ces sujets constituerait une nouvelle provocation qui ne pourra rester sans réponse de la part du mouvement social. »
Ce qui se joue pour les manifestants, c’est un combat pour une société plus juste, pour un service public digne, pour un avenir qui ne sacrifie pas les plus fragiles. Les personnels de l’Éducation nationale ne sont pas résignés. Ils et elles sont en colère et déterminés.
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