Mardi 14 octobre, en effet, Cécile et Jacques, étaient autorisé·es à appeler leurs familles pour les prévenir du jugement qui venait de leur être notifié en l’absence d’avocats indépendants – auxquels ni l’un ni l’autre n’ont eu accès durant leur incarcération – et des services consulaires. Cécile est désormais condamnée à 20 ans de réclusion, et Jacques à 17 ans, sans avoir même pu évoquer leur défense avec leur ambassade, conformément à la convention de Vienne.
Lors d’une conférence de presse ce jeudi 16 octobre, les proches de Cécile et Jacques ont fait part de leur inquiétude extrême car tous deux sont dans un état de souffrance qui fait craindre le pire. « Pour la première fois, de façon explicite, Cécile et Jacques nous ont avertis sans équivoque qu’ils étaient arrivés au bout de ce qu’ils pouvaient endurer et que 3 mois, 2 mois, 1 mois, quelques semaines de plus étaient au-delà de leurs forces. » « Jacques regarde la mort en face », leur ont-ils confié.
Pour Noémie, la sœur de Cécile, « l’appel reçu mardi marque un tournant ». Elle appelle « l’Etat français à assurer effectivement son devoir de protection », car « plus le temps passe, plus les chances de les revoir vivants s’amenuisent. »
Claire Berest
