Lors d’une 1ère séance, chaque groupe reçoit l’un des 3 poèmes : le poème source en langue originale ou l’une de ses 2 traductions. Après un temps de lecture individuelle, chaque groupe est invité à préparer une mise en voix de son texte : « l’émergence de la langue source dans l’espace-temps de la classe de français » crée un « effet de surprise », la séance favorise « une appréhension sensible du phénomène traductif ».
Lors de la dernière séance, les élèves présentent à la classe leurs projets de traduction. Enfin le projet s’achève par l’écriture personnelle d’un « texte fantôme »: il s’agit comme le proposait Nathalie Brillant-Rannou de « réécrire le poème lu/étudié en classe sans l’avoir sous les yeux afin de mesurer l’empreinte laissée par la lecture ».
Un travail inspirant tant il favorise « une expérience sensible de la lecture poétique, mobilisant le corps et interrogeant les usages en langue ».
