« L’idée séduisante et consensuelle selon laquelle le simple développement de l’apprentissage sans objectifs explicites et précis est une arme pour combattre le chômage des jeunes est infirmée par son histoire récente », écrit Jean-Jacques Arrighi, du Céreq, dans La Revue française de pédagogie n°183. La revue retrace l’histoire du développement de l’apprentissage et publie plusieurs articles sur l’intégration professionnelles des apprentis. Certes les jeunes sortant d’apprentissage ont un taux d’accès à l’emploi supérieur de 10 points à ceux qui ont suivi une voie scolaire, explique JJ Arrighi, qu’ils soient diplômés ou pas. Mais pour lui la comparaison ne fait pas sens car les apprentis ne sont justement pas des scolaires. Ce sont des salariés déjà sélectionnés par l’employeur et ils disposent d’une expérience professionnelle. Il sont aussi passé le barrage des discriminations sexistes ou racistes sur le marché d el’emploi.
